Renouer les savoirs Canada (RSC) est fier d’annoncer la sélection de 12 initiatives d’apprentissage sur le terrain (IAT) provenant de partout au Canada. Choisis à la suite d’un appel de propositions national, ces projets recevront un financement pour la période 2025/2026. Chacune de ces initiatives témoigne d’un engagement commun envers la Réconciliation par la recherche et le maillage des savoirs autochtones et occidentaux.
Le programme des IAT est au cœur de la mission de RSC, qui vise à développer le talent et à renforcer la capacité de nouer les savoirs. Les 12 projets sélectionnés mettent en avant l’apprentissage ancré dans le territoire, un engagement fort envers la communauté et des approches innovantes pour mailler ensemble des systèmes de savoirs diversifiés.
Les projets financés à travers l’île de la Tortue, au Canada, couvrent une variété de thématiques et d’approches. Chacun de ces projets maille les savoirs autochtones et occidentaux, la gestion environnementale et l’apprentissage intergénérationnel :
La Nation Dakota de Sioux Valley (NDSV) lance FACTS — un programme quinquennal d’apprentissage des jeunes sur le terrain, axé sur l’alimentation, l’agriculture, le changement climatique et les synergies traditionnelles. Cette initiative permet à 24 à 36 jeunes Dakota de devenir de futurs leaders en souveraineté alimentaire, en résilience climatique et en gestion environnementale, en maillant les savoirs traditionnels dakota avec des outils modernes, tels que la technologie des drones, la cartographie SIG et le récit numérique.
Mené par le Service des terres, des ressources et de l’environnement de la NDSV et soutenu par des Aînés, des gardiens du savoir, des éducateurs et des formateurs professionnels, le programme se concentre sur des sites culturellement et écologiquement significatifs du territoire du Traité 2, notamment les habitats du bison, les zones inondables et les zones de récolte de plantes médicinales.
Objectifs principaux :
Grâce à des partenariats avec le Conseil des Aînés de la NDSV, les écoles locales et le Cercle national pour l’agriculture et l’alimentation autochtones, FACTS représente un modèle transformateur, communautaire, intergénérationnel et interdisciplinaire d’apprentissage dirigé par les Autochtones. Il renforce la continuité culturelle tout en préparant les jeunes à relever les défis environnementaux les plus pressants d’aujourd’hui.
Le Centre de recherche et de savoir Nipîy Tu, une organisation dirigée par des Autochtones à Fort Chipewyan, Alberta, lance « Renouer les générations » — un programme d’apprentissage et de mentorat sur le terrain, saisonnier, de deux ans, qui se déroulera de l’été 2025 à l’hiver 2027. S’appuyant sur les initiatives terrestres déjà établies par Nipîy Tu (Camp de pêche, Camp de rat musqué, Camp de bison et le Forum du savoir), le programme favorise le leadership intergénérationnel, la transmission culturelle et la gestion environnementale à travers un modèle structuré de mentorat.
Le programme mettra en place des Cercles d’Aînés et de jeunes, qui co-développeront des plans stratégiques pour un mentorat et une gouvernance sur le terrain durables. À travers des camps saisonniers, des ateliers et des activités de développement du leadership, les jeunes de 16 ans et plus seront mentorés par les Aînés et, à leur tour, commenceront à accompagner les élèves de 8e année des deux écoles de la communauté. Cela renforce la capacité communautaire tout en soutenant la continuité environnementale et culturelle dans le delta Peace-Athabasca (PAD).
Ancré dans les savoirs et le leadership des Premières Nations Athabasca Chipewyan, Fort Chipewyan Métis et Mikisew Crie, « Renouer les générations » répond au besoin urgent de protéger le patrimoine culturel menacé par la colonisation, les changements environnementaux et la perte d’Aînés. Le programme vise à former un groupe de jeunes leaders informés et engagés, garantissant que les savoirs autochtones liés à la terre soient préservés et transmis aux générations futures.
La Bande indienne Whispering Pines Clinton lance le Programme jeunes gardiens et cavaliers, une initiative intergénérationnelle sur le terrain qui noue les savoirs traditionnels secwépemc avec les pratiques écologiques occidentales. Conçu pour autonomiser les jeunes et les membres de la communauté, le programme renforce les capacités locales tout en assurant la protection et la gestion durable des terres pour les générations futures.
Les participants, en particulier les jeunes et les jeunes adultes, s’engageront dans des enseignements culturels, l’apprentissage de la langue et des pratiques traditionnelles d’utilisation des terres, tout en suivant une formation en suivi environnemental, gestion des pâturages et stratégies de conservation. Guidés par des Aînés, des porteurs de savoir et des professionnels qualifiés, les participants acquerront une expérience pratique qui renforce la fierté culturelle, les compétences de vie et ouvre des voies vers le leadership et l’emploi dans la gestion environnementale.
Objectifs principaux :
Cette initiative soutient la réconciliation concrète en honorant les savoirs autochtones, en favorisant la sensibilisation environnementale et en intégrant les valeurs autochtones dans la gouvernance territoriale régionale. En investissant dans le programme, les partenaires contribuent à la durabilité écologique à long terme, à la continuité culturelle et à la résilience communautaire de la Bande indienne Whispering Pines Clinton.
Le Réseau All Nations Hope (RANH), en partenariat avec la Première Nation de Sturgeon Lake, lance une initiative d’un an de camps saisonniers de récolte et d’exploration de plantes médicinales dans le sud de la Saskatchewan, visant à revitaliser les pratiques sacrées liées à l’alimentation et aux plantes médicinales. Ancré dans les savoirs et pratiques autochtones, le programme favorise la guérison, la résilience et le transfert intergénérationnel des savoirs, tout en répondant aux impacts de la colonisation et en créant des voies pour la continuité culturelle et le bien-être.
Les camps plongeront 30 jeunes et membres de la communauté dans un apprentissage sur le terrain, des cérémonies et des enseignements traditionnels dirigés par des Aînés, des gardiens du savoir et des leaders culturels. Les participants s’engageront dans la gestion des plantes médicinales, apprenant des pratiques qui renforcent l’identité culturelle, le bien-être spirituel et la responsabilité écologique. Guidés par le vaste RANH et ses partenaires de confiance, le programme met l’accent sur l’inclusivité, en veillant à la diversité des âges, des genres et des identités.
Objectifs principaux :
Mené par Margaret Kîsikâw Piyêsîs, l’Aîné Willie Ermine, Miranda Northwind, Carolyn Pelletier et Joe Bear, le projet souligne le rôle central des jeunes dans la préservation des systèmes de savoirs autochtones. En créant des espaces sûrs, inclusifs et dirigés par la communauté, l’initiative renforce la résilience culturelle et nourrit le pouvoir de guérison de la terre, des plantes médicinales et des cérémonies pour les générations futures.
Le gouvernement Tłı̨chǫ, par l’intermédiaire de son Département de la culture et de la protection des terres, dirige le projet Sentiers de nos Ancêtres — une initiative de revitalisation culturelle visant à renforcer le transfert intergénérationnel des savoirs grâce à un apprentissage immersif sur le terrain. Chaque été, les jeunes Tłı̨chǫ entreprennent un voyage traditionnel en canot à travers le Tłı̨chǫ Ndè, retraçant les routes ancestrales depuis des communautés telles que Whatì, Gamètì et Wekweètì, pour converger à Behchokǫ̀, lieu historique de rassemblement des familles Tłı̨chǫ.
Au cours de ce voyage, les jeunes sont guidé·e·s par des Aînés, des porteurs de savoir, des éducateurs et des guides formés, recevant des enseignements sur les noms de lieux, les histoires orales, la gestion des terres, les lois traditionnelles et les techniques de survie. Cet apprentissage sur le terrain renforce l’identité culturelle, les connaissances environnementales et la résilience des modes de vie Tłı̨chǫ, tout en rétablissant une pratique interrompue par l’héritage des pensionnats.
Objectifs principaux :
Ancré dans des partenariats avec les quatre communautés Tłı̨chǫ, les familles, les écoles et les partenaires financiers, ce projet garantit que les savoirs culturels, la langue et les compétences liées au territoire demeurent vivants et pertinents. En autonomisant les jeunes en tant que gardiens des terres et des traditions, le projet Sentiers de nos Ancêtres renforce l’identité culturelle et affirme la résilience de la Nation Tłı̨chǫ pour les générations à venir.
La Première Nation de Kluane (PNK) rétablit une ligne de piégeage dans le parc et la réserve national de Kluane (PRNK) pour la première fois depuis plus de 80 ans, marquant une étape importante dans l’affirmation de ses droits, la promotion de la résurgence culturelle et le transfert intergénérationnel des savoirs. Cette initiative répond à la fois au déclin des mouflons de Dall dans le sud-ouest du Yukon et à la perturbation des pratiques de piégeage autochtones causée par le déplacement colonial lors de la création du parc.
Le projet positionne la ligne de piégeage à la fois comme un outil culturel et de suivi écologique, créant un espace décolonial où les savoirs autochtones et occidentaux sont noués. Les jeunes, Aînés, Gardien·ne·s et porteurs de savoir de la PNK participeront à un apprentissage expérientiel sur le terrain, travaillant aux côtés de collaborateurs non autochtones, notamment Parcs Canada et des partenaires académiques, pour rétablir les pratiques de piégeage et renforcer les programmes de suivi dans le territoire traditionnel de la PNK.
Objectifs principaux :
Ce projet affirme l’autodétermination autochtone, la réconciliation et la résurgence de la langue et de la culture, tout en répondant à des enjeux écologiques pressants. En rétablissant le piégeage comme élément central de l’identité et de la gouvernance de la PNK, il renforce à la fois le bien-être communautaire et la transformation des systèmes décisionnels dans le Yukon.
L’Association régionale des trappeurs cris (CTA), en partenariat avec le Département culturel de la Nation crie d’Eastmain, dirige le Camp d’été sur le terrain – Savoirs traditionnels et biologie du poisson. Ce programme maille les savoirs traditionnels cris avec les sciences écologiques occidentales à travers un apprentissage sur le terrain, en se concentrant sur les poissons et les écosystèmes aquatiques. Destiné à un maximum de 15 jeunes Cris (15 à 35 ans), le camp favorise le leadership environnemental, la fierté culturelle et le partage intergénérationnel des savoirs.
Le camp se déroule à nîpisîwânakâshich (île Willow), près de l’embouchure de îsimenîu-sîpî (rivière Eastmain) dans Eeyou Istchee, Québec. Les jeunes apprendront les pratiques traditionnelles de récolte du poisson et les relations entre l’eau et l’environnement auprès des porteurs de savoir locaux. Parallèlement, les scientifiques de la CTA et des collaborateurs de Genome Québec, de Niskamoon Corporation et de l’Université McGill les guideront dans des apprentissages biologiques et écologiques sur le terrain. Cette approche maille les enseignements cris et les méthodes de suivi scientifique afin de renforcer le leadership en conservation et l’autodétermination.
Objectifs principaux :
Ancrée dans des relations communautaires établies, cette initiative permet aux jeunes Cris de naviguer avec confiance entre les mondes autochtone et scientifique. En maillant les systèmes de savoir sur le terrain, le programme soutient la conservation dirigée par les Cris et contribue aux objectifs plus larges de Renouer les savoirs Canada.
La Première Nation Foothills Ojibway (PNFO) mène une initiative pluriannuelle visant à cartographier et à renouveler la santé bioculturelle dans les contreforts et les montagnes Rocheuses de l’Alberta. Ancrée dans les savoirs culturels Anishinaabeg, les enseignements sur le territoire et les pratiques cérémonielles, cette démarche soutient les jeunes et la communauté autochtones dans l’exercice de responsabilités de gestion des terres pour les sept prochaines générations. En maillant les savoirs autochtones et la science occidentale, le projet favorise la résurgence culturelle, les économies régénératives et l’apprentissage sur le territoire enraciné dans les terres ancestrales.
Le programme se déroule à Hinton et dans ses environs, dans le territoire traditionnel de la PNFO, et engage des participants de l’ensemble des terres ancestrales Anishinaabeg, y compris celles et ceux ayant des liens relationnels avec les Nehiyawak et les Anishinaabeg.
Objectifs principaux :
Ce projet revêt une importance particulière, car les Foothills Ojibway ont été investis, en tant que messagers et leaders héréditaires, de la responsabilité de transmettre la gouvernance, les enseignements et les cérémonies Anishinaabeg jusqu’aux montagnes Rocheuses après le Traité de Niagara (1764). Cette initiative a le potentiel d’être transformative en faisant progresser la conservation dirigée par les Autochtones, la souveraineté alimentaire et l’éducation environnementale en Alberta et au-delà.
Le hareng du Pacifique est une espèce clé pour les relations humaines et plus-que-humaines dans les eaux territoriales de la Première Nation Kitasoo Xai’xais (KX), sur la côte centrale de la Colombie-Britannique. Après des décennies de déclin et de fermetures de pêches commerciales, la population de hareng suscite de vives inquiétudes quant à la santé de l’écosystème et à la continuité des pratiques culturelles qui y sont liées.
Ce projet s’appuie sur le partenariat « Git qṃsistá : apprendre ensemble pour revitaliser le hareng » entre l’Autorité de gestion KX, Pêches et Océans Canada, Oceana Canada et des chercheurs universitaires. Alors que le partenariat plus large se concentre sur une gestion inclusive de la pêche, les membres de la communauté KX ont identifié un besoin urgent de soutenir des résultats concrets, dirigés par la communauté, pour le hareng, tout en impliquant de manière significative les jeunes.
Le projet sera dirigé par l’Autorité de gestion KX et se déroulera à Gitdisdzu Lugyeks, la zone marine protégée autochtone déclarée par la KX en 2022. Pendant la saison de frai du hareng, les jeunes et les Aînés participeront ensemble à des activités sur le terrain telles que la transplantation des œufs, la restauration des habitats et la récolte de branches de pruche pour améliorer les frayères.
Objectifs principaux :
Ce projet offre aux jeunes des expériences directes et relationnelles en gestion des terres et des eaux, favorisant la revitalisation des écosystèmes et la continuité culturelle. En maillant les systèmes de savoir Kitasoo Xai’xais et la science occidentale, cette démarche contribue à des populations de hareng plus fortes et plus saines et renouvelle la responsabilité intergénérationnelle en matière de gestion.
Ce projet vise à élargir les opportunités d’apprentissage sur le terrain tout au long de l’année, afin de préparer les jeunes et les membres de la communauté T’Sou-ke aux Tribal Journeys, un puissant rassemblement annuel de Nations autochtones combinant pagayage et événements culturels. L’objectif global est de revitaliser les pratiques culturelles, de renforcer les liens au territoire et d’approfondir l’apprentissage intergénérationnel grâce à une préparation pratique pour ce voyage.
Les pratiques de canot, la confection de cadeaux traditionnels, l’apprentissage de la langue et les ateliers culturels, tels que le tissage et la sculpture, culmineront par un voyage d’une semaine où les jeunes et les membres de la communauté pagayeront sur des eaux ancestrales aux côtés d’autres Nations autochtones. Ces voyages sont guidés par le protocole, le leadership et les enseignements culturels, offrant aux participants des expériences d’apprentissage culturel et des opportunités de leadership.
Les activités se dérouleront à travers le territoire traditionnel des T’Sou-ke, y compris dans des sites culturellement significatifs tels que le nouveau kiosque Siosun, qui sera activé comme espace d’apprentissage culturel pour le récit, les cérémonies et les enseignements sur le terrain.
Objectifs principaux :
Grâce à ce projet, la Nation T’Sou-ke valorise les jeunes, revitalise la culture et honore les relations avec la terre, l’eau et les autres Nations pour les voyages à venir.
L’objectif de ce projet est de reconnecter les jeunes Inuits à leur langue ancestrale grâce à un apprentissage immersif sur le terrain. En mettant l’accent sur la langue, la culture et le mentorat intergénérationnel, le camp renforce l’identité autochtone, soutient la résurgence de l’inuktitut et prépare la prochaine génération de jeunes leaders.
Le projet sera dirigé par la Fondation Students on Ice (SOI), s’appuyant sur son expérience avec le programme Saavittut. Des instructeurs de langue inuit, des Aînés, des mentors jeunesse et des détenteurs de savoir co-développeront et animeront le programme en collaboration avec les partenaires communautaires. Les jeunes participeront à des activités telles que le récit, la récolte, la fabrication d’outils et des séances immersives en langue, toutes guidées par les savoirs traditionnels et les cycles saisonniers.
Le camp se déroulera dans l’Inuit Nunangat, plus précisément à Mittimatalik et Pangnirtung. Ces lieux riches sur les plans culturel et écologique serviront de salle de classe vivante pour un apprentissage sur le territoire centré sur la langue.
Ce projet est particulièrement important, car il répond au besoin urgent de revitalisation des langues autochtones et au désir des jeunes d’apprendre de manière culturellement significative et sur le terrain. En maillant langue, territoire et mentorat intergénérationnel, le camp favorise le sentiment d’appartenance, l’identité et le leadership des jeunes Inuits tout en contribuant à la résurgence culturelle.
Objectifs principaux :
Grâce à cette initiative, les jeunes Inuits avanceront avec leur langue et leur culture, portant les savoirs des Aînés et de la terre vers l’avenir.
“Renouer les saisons” est un programme saisonnier de formation et de mentorat conçu pour reconnecter les jeunes Gitxsan et les membres de la communauté à leurs terres ancestrales (Lax’yip), au Gitxsan Ayook (loi) et aux pratiques de recherche scientifique. Mené par l’initiative Wilps ‘Wii K’aax Territorial Stewardship, ce programme noue les systèmes de savoirs Gitxsan, ancrés dans des millénaires d’observation et de gouvernance sur le territoire, avec la science occidentale afin de renforcer durablement les capacités en recherche sur le patrimoine culturel, suivi écologique et restauration des écosystèmes.
Des camps d’apprentissage sur le terrain se dérouleront chaque saison à travers le Lax’yip de Wilps ‘Wii K’aax, dans les bassins versants de Sustut, Babine et Upper Skeena. Les Aînés, matriarches, archéologues, scientifiques, gardiens et mentors culturels guideront les participants dans l’archéologie, la documentation CMT, la recherche sur les chèvres de montagne et la restauration écologique. Ce travail est particulièrement important car il restaure le transfert intergénérationnel des savoirs, renforce l’autodétermination. Gitxsan et répond à la crise climatique et environnementale grâce à une gouvernance communautaire ancrée dans l’histoire, le lieu et la responsabilité.
Objectifs principaux :